Témoignage de Xialy - Juin 2017

Le synode de l’Union des Eglises évangéliques libres de France a été très enrichissant pour moi. Car c'était une première fois que j'ai participé à un synode. Cela m'a permis de franchir un pas en avant dans ma foi. Moi qui ai toujours pensé que j'étais petite et que je n'avais pas les capacités nécessaires possible pour un jour aller de l'avant. Je me suis toujours dit : mais reste là où tu es !!! Tu y es très bien. Et j'étais toujours au point de départ. Mais aujourd'hui, grâce au weekend du synode, j'ai appris et entendu beaucoup de choses de Dieu venant des différents prédicateurs de l'Union.

Et là j'ai senti que Dieu m'appelait pour OSER me développer.... Oui c'est vrai, pourquoi avoir peur de Développer ? Du coup, développer pour moi voulais dire grandir et grandir voulais dire ... Vitalité... Donc il fallait de la vitalité....

Du coup, j'ai constaté que moi et ma communauté d'Église, nous avons besoin de Vitalité.... En gros, grandir en nombre et en Esprit… Enfin c'est mon point de vue. Je ne sais pas si vous voyez comme moi. Mais les 4 points les plus importants que j'ai retenus dans le message de Jema Taboyan dans Ezéchiel 37. 1-14 sont pour moi :

  1. Oser constater... que Dieu a le projet d'oser le développement pour nous,
  2. Oser être, interpréter... de croire que ce qui est mort en nous puisse revivre,
  3. Oser prophétiser... Annoncer la bonne nouvelle et le projet de Dieu. Là, où que nous soyons.
  4. Oser s'adresser à l'Esprit-Saint, de nous donner le souffle de vie et implorer le Seigneur de nous aider...

Voilà, je sais que j'ai encore du chemin à faire... mais j'ai la conviction qu'avec l'aide de mon Dieu, j'y parviendrai ... à OSER me Développer...
J'espère que mon témoignage va vous encourager et aussi vous faire réfléchir .... Merci !
Xialy.

Témoignage de Marlyse - Juin 2017

Ce que j’ai aimé dans le Synode, c’est d’être ancré dans la Parole de Dieu avant de commencer les travaux, par le culte, notamment la louange et l’écoute de ce que l’Esprit voulait dire aux Eglises réunies par le partage des prédicateurs. Ces prédicateurs étaient trois pasteurs proposants qui allaient être consacrés le samedi après-midi.

Le texte de Jérémie sur les ossements m’a interpellée, mais notre sœur Xialy en a déjà parlé dans son témoignage.

J’ai retenu l’image du cep et du vigneron de Jean 15 versets 1-8 où Dieu prend soin de chacun d’entre nous avec une extrême attention.

Un autre texte évoque la prière de Paul dans sa lettre aux Ephésiens, chapitre premier qui s’adresse aux chrétiens qui connaissent et aiment le Seigneur, mais Paul les exhorte à aller plus loin :

  • Découvrir vraiment le Seigneur,
  • Connaître l’énergie, la puissance de Dieu révélée par la puissance de la résurrection,
  • Redécouvrir cette puissance pour notre communauté, dans laquelle aucun d’entre nous n’est indigne d’être ici ce matin.

Fort de ces exhortations, des divers partages et temps de prière émouvants, le Synode a avancé et a voté à l’unanimité le projet présenté, c'est-à-dire le remplacement de la commission d’évangélisation par le pôle développement. Celui-ci comporte deux volets :

  • L’implantation de nouvelles Eglises,
  • La revitalisation des Eglises existantes.

Lors du point financier, j’ai appris l’engagement financier régulier et fidèle des Eglises FEG allemandes envers l’Union et ses projets. Je me réjouis de pouvoir faire connaissance avec des frères et sœurs de cette Union lors du culte de 23 juillet à HESSELHURST.

Témoignage de Laetitia – décembre 2016

Originaires de Normandie, mariés depuis 2 ans, Yannick s’est vu proposer un premier poste en CDI au siège d’une enseigne de grande distribution à Strasbourg. C’était une très bonne opportunité qui s’offrait à nous. N’ayant pas d’autre proposition dans notre région, nous avons décidés de partir. Ce fut un choix difficile car nous devions quitter toute notre famille, nos amis et la ville dans laquelle nous avions toujours vécu. Nous quittions notre église également, dans laquelle nous avions grandi- et où nous nous étions mariés.

Lorsque nous sommes arrivés à Strasbourg, durant les premiers mois, je me suis retrouvée seule, enceinte dans une ville où nous ne connaissions personne. Yannick était toute la semaine en déplacement. Nous apprenions deux mois plus tard la délocalisation du siège de l’entreprise : il fallait déménager de nouveau en région parisienne. Entre temps, nous sommes arrivés à l’église, où nous nous sommes tout de suite sentis très bien.

Dieu avait permis également que nous trouvions un logement à Strasbourg dans un environnement idéal, avec de bons voisins.

Avec la naissance de notre premier enfant, nous avons pris la décision de rester à Strasbourg, donc Yannick s’est mis à la recherche d’un nouvel emploi. J’ai également trouvé un emploi. Dieu nous a permis de trouver une bonne nourrice pour notre fille Abigaïl.
Nous nous sommes investis davantage au sein de l’église ; nous avons pris part au groupe de « Jeunes Adultes actifs ». Nous avons trouvé une véritable famille ici.

Cela faisait trois ans que nous étions à Strasbourg, Yannick avait un emploi qui le satisfaisait, mais à durée déterminée, sans aucune possibilité d’embauche en CDI. La fin du contrat n’était pas encore arrivée, mais il fallait commencer à s’en préoccuper.

Pendant plusieurs mois, Yannick a recherché, passé des entretiens à Strasbourg et alentours. Rien ne s’ouvrait. Nous nous étions tellement bien installés ici, que nous n’envisagions plus de repartir de cette région. Nous avons vraiment commencé à soumettre ce sujet de prière à Dieu. L’étau se resserrait, la naissance de notre deuxième enfant approchait, c’était une période de grand stress. Yannick a étendu sa zone de recherche d’emploi. Nous demandions à Dieu qu’une seule porte s’ouvre et que toutes les autres se ferment car nous étions alors incapables de faire le moindre choix, de prendre une décision sans savoir où cela nous mènerait.

Une réponse des plus improbables pour nous est arrivée : une porte et une seule s’ouvrait, dans les Vosges… Nous ne connaissions toujours pas davantage de personnes là-bas et ce que nous entendions dire de cette région n’était pas très engageant. Nous avons de plus choisi d’habiter au plus près du travail de Yannick, donc dans une toute petite ville. Mais Dieu nous avait donné une réponse ! Nous ne pouvions pas lui dire non.

Yannick a très rapidement commencé son travail à Rambervillers et ne rentrait que le week-end. En à peine un mois, il fallait organiser le déménagement, trouver un logement. Et il fallait quitter de nouveau une vie que nous avions à peine reconstruite.

Nos amis de l’église et notre famille nous ont apporté de l’aide pour le déménagement. Nous avons vraiment remercié Dieu pour cela.

J’ai appelé un organisme afin de savoir si des logements étaient disponibles. On me répondit qu’il y en avait effectivement, que nous pouvions même choisir. Il nous fallait venir sur place pour visiter. Mais cela était trop compliqué, étant donné le peu de temps dont nous disposions. La personne qui s’occupait de notre dossier était très gentille, elle a permis que tout se fasse à distance.

Finalement, nous voilà installés à Rambervillers, dans un quartier que nous trouvons agréable, avec l’école juste à côté de chez nous. Nos voisins ne sont pas très faciles à aborder, nous rencontrons beaucoup de visages tristes et fermés. Mais nous sentons que Dieu ne nous a pas placés dans cet immeuble par hasard. Nous nous efforçons de montrer un autre visage que les habitants ont l’habitude de voir, de saluer chacun… Récemment, Dieu a permis que nous parlions avec notre voisine de palier qui est une personne âgée vivant seule. Nous passons du temps ensemble régulièrement.

Nous ne savons pas où nous serons demain, si Dieu veut que nous restions à Rambervillers, s’il veut que nous nous rapprochions de notre famille, ou s’il nous veut encore ailleurs, mais nous lui faisons entièrement confiance. Lorsque nous regardons en arrière, nous nous rendons compte à quel point il a guidé chacun de nos pas, dans le moindre détail. Nous n’en avions pas alors conscience à ce moment-là. Nous sommes en paix, car nous regardons au-delà des circonstances, et nous avons l’assurance qu’Il est à nos côté à chaque instant et ne veut que notre bien.

Page mise à jour le 18/01/2018