Revue de Presse

Foi en Question (GBU)

Foi en questions

  • Dieu n’a pas besoin de te prouver son existence pour exister

    L’existence de Dieu est une question très importante, et si Dieu existe alors cela ne peut pas ne pas avoir de répercussions sur ma vie et ma relation aux autres et à Lui. Or l’argument que beaucoup de gens avancent pour ne pas croire en Dieu est que son existence n’ a jamais été prouvée.

    Mais affirmer cela, c’est ne pas tenir compte du grand nombre d’arguments logiques qui rendent compte de l’existence de Dieu, mais quelque soit la force de ces arguments, ils ne peuvent pas forcer une personne à croire.

    Car l’être humain est toujours capable de monter des objections même à des choses qui sont entièrement vraies, observables et démontrables. Ce qui se passe c’est que pour qu’un argument soit perçu comme preuve par quelqu’un, il faut que cette personne comprenne l’argument et soit prêt à en accepter les éventuelles répercussions sur sa vie. Si on est pas prêt à en vivre les répercussions, alors même devant l’évidence, on peut toujours continuer à nier. Les implications de l’existence de Dieu sont tellement grandes que celui qui ne veut pas croire est intellectuellement prêt à tout pour l’éviter. C’est ce qui fait que le seul raisonnement logique ou la seule observation scientifique sont insuffisants par eux-mêmes pour prouver à quelqu’un l’existence de Dieu.

    Mais si on examinait les choses dans l’autre sens ? Le philosophe chrétien Richard Swinburne a dit un jour[1] :
    « Croire qu’il existe un Dieu nous conduit à nous attendre aux choses que nous observons » : voici par exemple deux observations universellement acceptées:

    • Il y a un univers qui répond à des lois physiques.
    • Et cet univers contient des êtres humains dotés d’une conscience et d’un sens moral qu’on ne peut supprimer ».

    Ces éléments seraient parfaitement logiques dans un monde créé par un Être personnel, Bon et Tout puissant, ça le serait beaucoup moins si l’univers avait émergé par hasard du chaos. La foi en Dieu peut donc être testée et expérimentée par celui qui croit ; et elle est également attestée par de nombreux indices de sa présence. En d’autres mots, même si on ferme les yeux devant les preuves logiques de l’existence de Dieu, il reste toujours des indices physiques et unanimement acceptés qui plaident en faveur de son existence. Mais pour comprendre cela, il faut changer de point de vue, et accepter de regarder les choses du point de vue de la foi.

     

    Croire en Dieu, c’est rentrer dans le laboratoire de Dieu :

    En fait, croire en Dieu, c’est un peu comme rentrer dans un laboratoire de recherche dont on est pas le directeur. Dans ce laboratoire, il y a un microscope. Seul le chef de laboratoire peut y regarder. Et dans ce microscope, le regard de l’observateur embrasse d’un seul regard, l’univers entier, et l’humain dans sa réalité la plus profonde. Et nous, de l’autre côté de l’objectif, nous avons à peine la taille d’un microbe. Nous avons le poids d’une poussière dans l’univers !

    En effet, dans le laboratoire de Dieu, nous sommes de l’autre côté du microscope, et pour comprendre la réalité, nous devons nous fier au jugement du chef de labo, Dieu lui-même. Ce Dieu qui, tout comme le chercheur définit un protocole et régule les paramètres d’une expérience, ou dispose la plaquette du microscope, a créé le monde.

     

    L’exemple du proto-vaccin :

    Pour développer cette métaphore, prenons un exemple :

    Les anciens, bien avant Louis Pasteur, avaient déjà inventé un proto-vaccin. Ils grattaient une plaie chez une personne atteinte, mais qui, ayant développé des anti-corps pour lutter contre la maladie, était en voie de guérison. Ils inoculaient alors les anti-corps de la personne immunisée à une personne en bonne santé ; puis celle ci développait à son tour son immunité contre le mal.

    Lors de la découverte du vaccin ; Pasteur a dévoilé, et exposé sous la lame du microscope, ce que l’on ne pouvait observer à l’œil nu : l’existence des microbe. Il a démontré, grâce à des expériences et à l’usage du microscope, que les maladies trouvent leur origine dans la présence de micro-organismes : virus et bactéries. Ceux-ci infectent le corps et sont combattus par lui grâce aux anti-corps fabriqués.

    Ainsi, avant Pasteur, se soumettre au vaccin « primitif » était un acte de foi ; car il ne reposait sur aucune preuve scientifique et sur aucun élément observable. Se soumettre au proto-vaccin était « dangereux » ! Cela incluait une prise de risque. Mais après Pasteur, se faire vacciner d’est devenu un acte logique, mis à la portée de tous, et fondé sur des preuves scientifiques solides. Se vacciner est devenu une opération sure, sécurisée par des protocoles homologués par des services de santé, ce qui signifie zéro prise de risques !!!

    Alors, posons nous la question suivante : « Rejette-t-on un remède sous prétexte qu’on ne peut avoir la preuve théorique de son efficacité ? » Nous pouvons pourtant, dans notre vie, tester l’existence de Dieu, en expérimentant son évangile. Ce qui veut dire, que lorsque nous nous décidons à croire et à faire confiance dans les paroles du Dieu de la Bible, une véritable Puissance de transformation intérieure se met en marche pour transformer nos cœurs et nos vies !

     

    Adoptons le point de vue du chef de labo

    Mais revenons à l’image du laboratoire. En fait, ce n’est pas nous qui sommes les chefs de laboratoire. Nous sommes juste les apprentis du chef de labo ; et le chef de labo ; c’est Dieu. Si Dieu est vraiment le Créateur de l’Univers, et que tout ce qui existe procède de Lui. Il n’est pas à l’intérieur de ce Monde, mais il le dépasse, il est au delà de ce monde, il est transcendant.

    C’est ce qu’exprime, dans un langage poétique, et non dans un langage scientifique, le prophète Esaïe :

    Qui a mesuré l’eau de la mer dans le creux de sa main ? Qui a calculé la grandeur du ciel en écartant les doigts ? Qui a mesuré la poussière de la terre en la mettant dans un seau ? Qui a pesé les montagnes avec des poids, et les collines sur une balance ? Qui a compris l’esprit du SEIGNEUR ? À qui Dieu a-t-il confié son projet ? Qui Dieu a-t-il consulté pour être éclairé, pour apprendre à bien juger, pour recevoir des leçons de sagesse, pour connaître ce qu’il faut comprendre ? Les peuples sont comme une goutte d’eau au bord d’un seau, comme un grain de sable sur une balance. Les peuples éloignés sont aussi légers que la poussière… Vous ne savez pas cela ? Vous ne l’avez donc pas appris ? Est-ce qu’on ne vous a pas annoncé ces choses depuis le début ? Est-ce que vous n’avez pas compris quelles sont les bases du monde ? Le Seigneur a son siège royal au-dessus du cercle de la terre, et les êtres humains sont pour lui comme des sauterelles. Il a tendu le ciel comme un voile, il l’a déroulé comme une tente pour y habiter. Il détruit les chefs de ce monde, il réduit à zéro ceux qui le dirigent. Ils viennent à peine d’être nommés, ils viennent à peine de s’installer, ils n’ont pas encore pris racine, déjà le Seigneur souffle sur eux. Alors ils sèchent, et la tempête les emporte comme de la paille. Le Dieu saint demande : « À qui pouvez-vous me comparer ? Qui peut être égal à moi ? » Levez les yeux au ciel et voyez : Qui a créé les étoiles ? Qui les fait défiler en bon ordre comme des soldats ? Celui qui les appelle toutes par leur nom. Sa puissance et son pouvoir sont si grands qu’aucune étoile ne manque à l’appel.[2]

    Ce texte est difficile à entendre pour l’homme moderne, car Dieu invite l’Homme à quitter sa perspective de connaisseur orgueilleux pour s’émerveiller devant ses œuvres ! Mais si chez certains hommes, l’orgueil de la connaissance empêche l’homme de s’émerveiller ; ce n’est pas chez tous les scientifiques que la connaissance a tué l’émerveillement !!! Beaucoup de scientifiques sont déistes : ils croient en un Dieu, en un architecte doué d’intelligence, et Einstein lui-même parlait du HasarD avec un grand D !!!

    En fait, rentrer dans le laboratoire de Dieu, c’est accepter que nous, nous n’avons que la vision du ver de terre, et que c’est Dieu qui seul peut voir le Monde avec la vision d’un Aigle ; où d’un vautour ! Saviez-vous qu’un vautour peut voir sa proie à des centaines de kilomètres ? Et nous, nous sommes comme des fourmis devant Dieu, et nous ne pouvons adopter son point de vue :

    En d’autres termes, nous sommes de l’autre côté du microscope ; et nous devons nous fier au jugement du chef de labo, Dieu, qui a créé le monde, comme le scientifique, lui, de son côté, établit son protocole et modélise les paramètres de température et de pression de son expérience. Mais il y a au moins deux différences de taille entre Dieu et le laborantin.

    Dieu, le Grand Artiste !

    Première différence, le Dieu de la Bible n’est pas décrit comme un scientifique fou qui s’amuse avec le monde et les humains comme avec des rats de laboratoire ! La Bible nous dévoile un Dieu personnel qui est un grand artiste, et qui a créé avec soin et amour l’univers, l’homme et les autres créatures.

    C.S Lewis, grand penseur chrétien, et auteur de la saga Narnia, développe une analogie entre Dieu et le Soleil. Et il affirme : [3]« Je crois que le soleil s’est levé pas seulement parce que je le vois ; mais aussi parce que, grâce à lui, je vois tout le reste ! ». On ne peut regarder le soleil en face pour en savoir davantage sur lui ; au risque d’avoir la rétine brûlée. On peut par contre considérer les effets du soleil : grâce à lui, je vois clair ; grâce à lui, les choses obtiennent vie, croissance, et mouvement !

    Ainsi, nous ne regardons pas le soleil ; mais ce que le soleil nous montre. De même, la Bible nous invite à ne pas chercher à prouver l’existence de Dieu comme s’il était une entité matérielle ; réductible à une entité visible, physique, et atteignable par les sens ; mais à regarder aux indices de sa présence dans le monde. Dieu est esprit, nous dit la Bible ; et si nous ne pouvons pas le voir, nous pouvons reconnaître la patte de l’artiste divin. Par exemple, lorsque nous écoutons une fugue de Bach, ou quand nous contemplons un Van Gogh, nous reconnaissons immédiatement, derrière l’œuvre, la personnalité, la sensibilité, et le talent de son auteur !

    Il en va de même pour Dieu, et c’est ce qu’affirme un auteur biblique, Paul, dans sa lettre aux chrétiens de Rome. Il dit qu’on peut reconnaître la perfection du Dieu invisible en admirant ses œuvres visibles, c’est-à-dire en regardant la nature :

     

    [4]« Ce qu’on peut connaître de Dieu est manifeste pour eux, Dieu le leur ayant fait connaître. En effet, les perfections invisibles de Dieu, sa puissance éternelle et sa divinité, se voient comme à l’œil nu, depuis la création du monde, quand on les considère dans ses ouvrages ».

     

    Un bon exemple de ces indices, ce sont tous les paramètres réunis pour rendre possible l’apparition du miracle de la vie sur notre planête bleue. L’univers semblait être comme préparé pour accueillir les humains ! Francis Collins, un grand généticien chrétien affirme, dans son livre « the language of god » : [5]« L’univers donne l’impression de savoir que nous allions venir ! ». Et il dénombre pas moins d’« une quinzaine de constantes, qui, si elles avaient différé d’un millionième, auraient rendu impossible l’apparition de la vie » sur terre. Parmi elles, la constante de gravitation, le bouclier magnétique qui protège la terre contre l’effet destructeur du rayonnement cosmique, l’axe de la terre, dont l’inclinaison est favorable à une température vivable et au rythme des saisons… J’arrête ici l’énumération, car le sujet mériterait un article à part entière !

    La science moderne nous parle de l’expansion de l’univers à partir d’une gigantesque explosion mystérieuse, le Big Bang. Mais comment à partir d’une explosion, est on parvenu à un univers si ordonné ? En effet, de l’explosion d’une imprimerie ne sort pas un livre. Alors comment un livre aussi parfait que celui de la Création aurait-il pu sortir d’une explosion, sans que celle-ci ait été dirigée par la main d’un architecte divin ?

    De Dieu, il est dit, dans la Bible, que c’est par Lui que nous pouvons « voir ». Aussi, les chrétiens ne croient pas que Dieu existe parce qu’ils le voient ; car, selon la Bible on ne peut voir Dieu en face et vivre : en effet, l’Homme serait consumé par la vue de Dieu. Par contre, on peut considérer les effets de la présence de Dieu dans ce monde :

    • Grâce à Lui, je peux m’attendre logiquement à ce que j’observe ; et
    • Grâce à Lui, nous avons la vie, le mouvement et l’être !!!

     

    Dieu, le Grand dramaturge

    Il y a une autre différence entre Dieu et le laborantin, et elle est de taille ! La Bible nous dite que dans la personne de Jésus, Dieu est venu de l’autre côté du microscope ! Il s’est fait fourmi pour « expérimenter » notre condition, s’identifier à nous, et se faire connaître à nous.

    C.S Lewis, déclare, dans un de ses livres : [6]« Lorsqu’un cosmonaute, revenu de l’espace, déclare ne pas avoir trouvé Dieu ; c’est comme si Hamlet était allé chercher Shakespeare dans les combles de son château ! ».

    Si le Dieu de la Bible existe ; il n’est pas caché dans les combles, mais il est le Seigneur de l’Histoire, le grand metteur en scène du drame de l’histoire des hommes et de l’univers ! Mais Dieu ne s’est pas contenté d’être le metteur en scène ; il a également écrit son propre rôle dans la pièce ! En Jésus, il s’incarne et joue le premier rôle ; il est le personnage principal de l’Histoire ! Jésus est, selon la Bible, la Parole qui a créé l’univers, le Sauveur et le Juge des êtres humains, et le Restaurateur, c’est-à dire celui qui, à la fin des temps renouvelle et recrée le monde.

     

    Récapitulons.

    Si le Dieu de la Bible existe ; il n’est pas un simple chef de laboratoire ; mais il est le grand artiste, le grand dramaturge. Il est lui-même l’Auteur de toute connaissance, même scientifique.

    Si le Dieu de la Bible existe ; il n’est pas un acteur quelconque du Grand Drame de l’Humanité ; mais il est en est l’auteur ! Toutefois, il ne s’est pas contenté d’un rôle de metteur en scène ; mais il a également écrit son propre rôle dans la pièce ! En Jésus, il s’incarne et joue le premier rôle ; il est le personnage principal de l’Histoire !

    Jésus est également le Rédempteur des hommes et le Sauveur de l’Histoire. Sans son intervention l’Histoire de ce monde finirait mal ; mais elle se résout par le Grand sauvetage de Dieu et par un renouvellement final de l’ensemble du Monde Créé.

    Je vous invite, comme j’ai pu le faire moi-même, à entrer dans le grand laboratoire de Dieu, à expérimenter la relation avec lui, et à inscrire l’histoire de votre vie dans sa grande Histoire à Lui, qui donne la Vie avec un grand V ; et vous verrez, vous ne serez pas déçus !

     

     

     

     

    Aurélien Bloch.

     

     

     

     

     

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    [1] Richard Swinburne, in Keller Timothy, La raison est pour Dieu : la foi à l’ère du scepticisme, Lyon, Clé, 2010, p.149.

    [2] Esaïe 40.12-15, 21-26

    [3] CS Lewis, in Keller Timothy, La raison est pour Dieu : la foi à l’ère du scepticisme, Lyon, Clé, 2010, p.150.

    [4] Romains 1.19-20

    [5] Francis Collins, in Keller Timothy, La raison est pour Dieu : la foi à l’ère du scepticisme, Lyon, Clé, 2010, p.158.

    [6] CS Lewis, in Keller Timothy, La raison est pour Dieu : la foi à l’ère du scepticisme, Lyon, Clé, 2010, p.150.

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  • Bonjour, c’est encore les Témoins de Jéhovah !

     

     

    Voilà que quelqu’un sonne à la porte de votre appartement ! Il pourrait s’agir d’un ami de passage, de ce colis que vous attendiez ou encore d’un voisin en détresse. Et même si il est 9h du matin un samedi,  même si vous étiez au lit, vous courrez ouvrir: on se sait jamais !

    Avec surprise, vous vous retrouvez à ouvrir à deux hommes habillés type VRP, sacoche sur le côté et petits dépliants jaunes. Ceux-ci vous font leur plus grand sourire et se présentent à vous comme des chrétiens.

    Trop tard pour refermer la porte et faire le sourd ! Vous leur dites que ça ne vous intéresse pas, et qu’à vrai dire vous trouvez ce mode de prosélytisme intrusif et malvenu à une telle heure.

    Ils insistent pourtant en vous parlant de diverses choses, et tandis que vous essayez une réponse plus ferme, ils vous offrent un petit fascicule imagé “Qu’enseigne réellement la Bible ?” avec des dessins au goût esthétique des années 70.

    Dans un cas pareil, le doute est à exclure, il ne s’agit pas de Chrétiens mais bel et bien de Témoins de Jéhovah.

    En avez-vous déjà entendu parler ?

    De quoi s’agit-il  ?

    Les Témoins de Jéhovah – aussi appelée La société de la Tour de Garde – est une organisation religieuse née aux Etats-Unis au début du XXe siècle. L’organisation des Témoins de Jéhovah est réputée pour son interdiction des transfusions sanguines, pour son obsession de la fin du monde, pour ses tendances sectaires et pour son prosélytisme intrusif et répétitif.

    Les Témoins de Jéhovah se présentent comme étant des chrétiens et pourtant ils rejettent ce qui est le plus important dans la foi chrétienne ! Ce qui pose problème c’est qu’en propageant des erreurs et en manifestant des attitudes sectaires et injustes, l’organisation des Témoins de Jéhovah rend les gens méfiants envers tous les vrais chrétiens qui souhaitent partager leur foi.

    Cette situation existait déjà à l’époque des premiers chrétiens, vers 50 ap. J-C, Pierre l’un des principaux disciples de Jésus prophétisait ceci :

    “Or, comme il y a eu de faux prophètes parmi le peuple, il y aura aussi parmi vous de faux enseignants, qui introduiront secrètement des sectes pernicieuses […] Et plusieurs suivront leurs doctrines de perdition, et la voie de la vérité sera calomniée à cause d’eux.  (2Pierre 2 v.1-2)

    Les origines du mouvement

    Tout commence dans le contexte religieux américain de la fin du XIXe siècle dans lequel apparaissent une multitude de sectes et de mouvements religieux. Certains deviennent très mystiques en quête de nouvelles révélations, d’autres très sceptiques, allant jusqu’à remettre en question l’enseignement traditionnel du Christianisme.

    C’est dans ce contexte qu’en 1870 un jeune homme appelé Charles Taze Russel rencontra un “gourou” disant recevoir des révélations particulières appuyées par des calculs sur la Bible. Il prophétisait que la résurrection des morts aurait lieu pour l’année 1878. Charles Russel adhéra à ses croyances et il le finança pour qu’il puisse répandre ses thèses.

    Mais en 1878, il ne se passa rien. Et Russel refit les calculs de son “gourou” et commença à enseigner que le Christ était revenu spirituellement depuis 1874 et que s’ouvrait depuis cette époque jusqu’en 1914, le temps des nations et qu’en 1914 Jésus-Christ reviendrait physiquement sur la terre pour établir un règne de mille ans. Il crée un journal : « La tour de garde de Sion », pour propager ces idées.

    En 1914, grosse déception. Alors le mouvement se réunit en 1922, juste après la mort du fondateur, et son successeur – nommé Rutherford – réinterpréta le déclenchement de la première guerre mondiale, pour enseigner que 1914 marquait en fait le retour spirituel de Jésus, et qu’il apportera un règne de mille ans dans les 70 prochaines années.

    Paradoxalement, Jésus condamne dans la Bible le fait de chercher à deviner la date de son retour.

    “[Jésus] leur répondit: Ce n’est pas à vous de connaître les temps ou les moments que le Père a fixés de sa propre autorité.” (Actes 1.7)

    Au lieu de reconnaître les erreurs de l’organisation et de la dissoudre suite à toutes ces fausses prophéties,  Rutherford accentua encore la rupture avec le reste du Christianisme, en déclarant qu’à part la sienne, toutes les organisations religieuses étaient soumises au diable. C’est cet homme qui transforma les Etudiants de la Bible en l’arme de guerre spirituelle que sont devenus les Témoins de Jéhovah : obligation pour les témoins de faire du porte-à-porte, message centré sur l’imminence de l’Apocalypse, surveillance mutuelle des membres.
    Malgré des diminutions importantes au cours des années 1920, les effectifs du mouvement furent multipliés par sept à la fin de sa présidence passant de quelques dizaines de milliers à quelques centaines de milliers de membres, chargés d’annoncer un message apocalyptique tronqué et non-biblique.

    Les différences

    Alors, quelles sont les différences entre l’organisation des Témoins de Jéhovah et le Christianisme authentique ? Il y aurait des tas de sujets à mentionner : toutes les interdictions non-bibliques que l’organisation des Témoins de Jéhovah fait peser illégitimement sur ses membres : comme l’interdiction de la transfusion sanguine[1], du statut de fonctionnaire[2], l’interdiction de célébrer les fêtes chrétiennes et les goûters d’anniversaires[3]. On pourrait aussi parler de la rupture des liens familiaux et amicaux avec les personnes excommuniées[4]. Ces choses sont importantes mais elles sont les symptômes d’erreurs encore plus significatives.

    Nous allons donc nous focaliser sur les différences entre ce que croient les Chrétiens et ce que croient les Témoins de Jéhovah au sujet de Dieu, l’Eglise, et de l’Évangile.

    Qui est Dieu ?

    Contrairement aux témoins de Jéhovah, les Chrétiens véritables croient à ce qu’enseigne la Bible concernant la Trinité (cliquer ici), et la divinité du Christ (cliquer ici) Il est particulièrement important de croire dans le véritable Jésus, tel que révélé par la Bible: Vrai homme et vrai Dieu, car un Jésus imaginaire ne peut sauver personne. Les témoins de Jéhovah de leur côté enseignent que Jésus est une créature, une sorte de super-ange, ce que la Bible contredit clairement :

    En Hébreux au chapitre 1, trois fois de suite l’auteur met en contraste “les anges” avec la figure de Jésus-Christ, qu’il considère comme Dieu lui même, en relation avec Dieu le Père. Et pour appuyer le tout, l’auteur cite des psaumes et va même jusqu’à appliquer le tétragramme sacré (YHWH) du Nom divin au Fils de Dieu. “Mais il a dit au Fils: Ton trône, ô Dieu, est éternel; Le sceptre de ton règne est un sceptre d’équité; […] Et encore: Toi, YHWH, tu as au commencement fondé la terre, Et les cieux sont l’ouvrage de tes mains;

    Les Témoins de Jéhovah considèrent que dans les prières, il faut appeler Dieu par son nom qu’ils disent être Jéhovah. Sans quoi ce sera le diable qui répondra. Cette doctrine est proprement fausse et satanique puisqu’elle sous-entend que le diable serait omniscient – puisque capable d’entendre toutes les prières – tandis que Dieu ne le serait pas – puisque sans le bon usage de son nom, il ne serait pas capable de de savoir que c’est pourtant à Lui que nous faisons appel.

    Pourtant la seule prière enseignée par Jésus nous demande d’appeler Dieu “Notre Père”, ce que les chrétiens font depuis 2000 ans. Enfin, pour couronner le tout, les spécialistes de l’Orient Ancien sont unanimes sur le fait que “Jéhovah” n’est pas la prononciation correcte du tétragramme sacré YHWH et que cela devait plutôt ressembler à “Yahoué”.

    Paradoxalement, c’est bien la prononciation correcte que les chrétiens utilisent quand ils disent “Allélu-Yah” (loué soit Yah), alors si on suit la logique des Témoins de Jéhovah, si ils ne sont pas sûrs que Jéhovah soit la prononciation correcte, comment peuvent-ils croire que Dieu entend bien leurs prières puisqu’il faut le nom correct ?

    C’est quoi l’Eglise ?

    L’organisation des Témoins de Jéhovah enseigne qu’immédiatement après la période des apôtres est venue une grande période d’apostasie. Selon leur compréhension, depuis cette période (fin Ier siècle) jusqu’à la formation de l’organisation des Témoins de Jéhovah (1914), il n y aurait pas eût d’Eglise chrétienne sur terre. On nomme cette doctrine le “restaurationnisme”, elle est commune à beaucoup de mouvements sectaires. Pour l’organisation des Témoins de Jéhovah, seuls 144 000 personnes recevront le Saint-Esprit au cours de l’histoire du monde. C’est le groupe des “oints”. Tandis que la vaste majorité des membres de l’organisation ne sont que des membres de seconde classe. Cette compréhension de ce qu’est l’assemblée de Dieu est erronée.

    Toutes ces doctrines sont fausses et non-bibliques, car la Bible enseigne clairement que jamais l’Eglise – qui est l’assemblée de tous ceux qui partagent le Saint-Esprit et ont placé leur confiance en Jésus-Christ – ne sera abandonnée par Dieu.
    Dieu a promis que même les portes de l’enfer ne sauraient prévaloir sur les Chrétiens.

    Alors bien sur, il y a eu tout au long de l’histoire, des faux enseignements, des erreurs, des divisions. L’Eglise de Dieu va tâtonnant pour demeurer fidèles aux enseignements de la Bible. Plus le temps passe et plus les chrétiens ont été amenés à préciser ce qu’ils croyaient à partir des Écritures, même si cela suscitait des débats entre eux. Et tout au long de l’Histoire, Dieu a prodigué des temps de réveils et de rafraîchissements, tandis que la foi chrétienne s’est répandue sur toute la surface du globe. Dans la vision du monde des Témoins de Jéhovah, on peut se demander ce que faisait Dieu pendant tout ce temps ? Dormait-il ?

    Impossible car Dieu n’a pas changé :

    “Voici, il ne sommeille ni ne dort, Celui qui garde Israël” (Psaume 121:4)

    L’Evangile, ça veut dire quoi ?

    Les Témoins de Jéhovah enseignent que le message de l’Evangile est que Jéhovah a laissé le diable gouverner le monde pendant plusieurs milliers d’années pour démontrer à tout le monde que le diable n’était pas capable de faire mieux que Dieu. Puis Jéhovah a décidé de réinstaurer son royaume sur la terre et les humains doivent entrer dans l’organisation des Témoins de Jéhovah et obéir à ses dirigeants[5].

    Ce message sensé expliquer l’origine du mal est totalement absent de la Bible, et ne correspond pas du tout à ce que Dieu nous dit lorsqu’il nous parle de l’Evangile.

    L’Evangile qui signifie Bonne Nouvelle est centré sur la mort de Jésus à la croix et sa résurrection : c’est la bonne nouvelle du pardon des péchés obtenu par Jésus, vrai homme et vrai Dieu qui nous réconcilie par son sang avec Dieu le Père. Cette Bonne Nouvelle s’adresse à tous et est saisie par la foi en Lui (cliquer ici).

    C’est pourquoi les Chrétiens s’appellent Chrétiens : parce que Jésus-Christ est à la fois le messager et le message de toute leur foi.

    L’apôtre Paul a mis en garde ses auditeurs de se détourner de cet aspect central de la mort de Jésus et du pardon des péchés dans la définition de l’Evangile qu’il donne en 1Corinthiens 15:

    Je vous rappelle, frères, l’Évangile que je vous ai annoncé, que vous avez reçu, dans lequel vous avez persévéré, et par lequel vous êtes sauvés, si vous le retenez tel que je vous l’ai annoncé; autrement, vous auriez cru en vain. Je vous ai enseigné avant tout, comme je l’avais aussi reçu, que Christ est mort pour nos péchés, selon les Écritures; qu’il a été enseveli, et qu’il est ressuscité le troisième jour, selon les Écritures; (1Corinthiens 15.1-4)

    L’espérance qui motive la vie spirituelle du chrétien ou du T.J est différente aussi. Pour les Témoins de Jéhovah, l’espérance chrétienne c’est de pouvoir continuer à vivre une vie terrestre pour l’éternité. L’espoir est porté sur la continuation de la vie telle que nous la vivons ici: faire ses courses, manger, boire.

    Mais selon la Bible,  l’espérance chrétienne c’est d’être avec le Seigneur. Vivre enfin dans la présence de Dieu, “face à face”.

    C’est ce qu’explique l’apôtre Jean sur la véritable espérance :

    Bien-aimés, nous sommes maintenant enfants de Dieu, et ce que nous serons n’a pas encore été manifesté; mais nous savons que, lorsque cela sera manifesté, nous serons semblables à lui, parce que nous le verrons tel qu’il est. Quiconque a cette espérance en lui se purifie, comme lui-même est pur. (1Jean 3.3)

    Ce qui est vraiment tragique c’est que l’organisation des Témoins de Jéhovah n’amène pas les gens à croire dans le véritable Jésus-Christ afin d’être sauvé[6]. Elle enseigne des choses fausses sur Dieu et entraîne des gens dans l’erreur spirituelle qui les mènera à des conséquences tragiques.

     

     

     

     

    François Dumont, Novembre 2018. 

     

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    [1] Luc 14.5 « Puis [Jésus] leur dit: Lequel de vous, si son fils ou son bœuf tombe dans un puits, ne l’en retirera pas aussitôt, le jour du sabbat? »

    [2] Luc 3.14 « Des soldats aussi lui demandèrent: Et nous, que devons-nous faire ? Il leur répondit: Ne commettez ni extorsion ni fraude envers personne, et contentez-vous de votre solde. »

    [3] Colossiens 2.16 « Que personne donc ne vous juge au sujet du manger ou du boire, ou au sujet d’une fête, d’une nouvelle lune, ou des sabbats ». Idem en Romains 14:5

    « Tel fait une distinction entre les jours; tel autre les estime tous égaux. Que chacun ait en son esprit une pleine conviction. »

    [4] Job 6.14 « Celui qui souffre a droit à la compassion de son ami, Même quand il abandonnerait la crainte du Tout-Puissant ».

    [5] La Tour de Garde, 15 mai 1983, page 12 « Mais, au fait, qu’est-ce que Dieu demande aux hommes qui résideront à jamais dans son paradis terrestre ? … il nous faut nous associer à l’instrument que Dieu emploie, à savoir son organisation … si nous désirons obtenir la vie éternelle dans le paradis terrestre, il nous faut identifier cette organisation et nous y intégrer afin de servir Dieu ».

    [6] Actes 16. 31 « que faut-il que je fasse pour être sauvé ? Paul et Silas lui répondirent: Crois au Seigneur Jésus, et tu seras sauvé, toi et ta famille ».

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  • The Young Pope – Dieu est-il contre le plaisir ?

     

     

     

     

    Pour plus d’éléments, voir aussi cet article: Dieu est-il contre le plaisir ?

    Par Thomas Hodapp

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  • Pourquoi le mal et la souffrance dans un monde créé par Dieu?

    Par définition, Dieu est bon et tout puissant. Comment se fait-il que le mal existe, si Dieu a tout créé? Comment en est-on arrivé là? Y a-t-il une solution? Quelques réponses tirées de la Bible dans cette conférence.

    Enregistrement de la conférence donnée par Jean-René Moret à l’Église Évangélique de Cologny le 31 mai 2018. Il est possible de télécharger les Notes de la conférence au format PDF, ainsi que la Présentation PDF.

     

     

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  • Finale : le remplaçant marque à la dernière minute

    La situation semblait désespérée, on avait rarement vu des joueurs aussi mauvais. Le capitaine de l’équipe, Hugo Adam, avait dès l’entrée de jeu déserté sa position de défenseur, laissant l’ennemi marquer un but. La situation dégénéra encore lorsque l’attaquant Roger Caïn mis un violent « coup de boule » à l’ailier Nicolas Abel. Le terrain fut une véritable hécatombe en carton rouges et plusieurs joueurs se blessèrent. Avant la première mi-temps, la situation était telle qu’on vit encore plusieurs joueurs de l’équipe faire des passes à l’adversaire. Le comble fut atteint quand poussé par le désespoir et la colère, certains se mirent même à tenter de de mettre des buts contre leur camp.

    La victoire était clairement devenue hors de portée. Il était clair que leur carrière était finie et que leur réputation serait définitivement anéantie pour les décennies à venir. Ils avaient joué misérablement et porté préjudice à l’honneur du pays. Les joueurs de l’équipe favorite n’avaient plus qu’à rentrer chez eux dans la honte.

    C’est dans les dernières minutes que l’entraineur fit le choix de remplacer le chef d’équipe Hugo Adam par Josué Sauveur. Ce dernier, à peine entré en jeu, arrêta une première attaque, piqua le ballon et après avoir prodigieusement dribblé les attaquants adversaires, fonça vers le but adverse.

    Il était encore à bonne distance, lorsqu’il tira directement. La balle rentra dans la cage. A la surprise générale, Sauveur venait d’égaliser. Mais ce n’était encore qu’un début. Alors que la balle était remise en jeu, Josué Sauveur repris la balle et s’avança à nouveau vers le but adverse.

    Le match allait finir. Il ne restait que quelques minutes et l’épreuve des tirs aux buts allait certainement signifier la défaite de l’équipe nationale.

    Mais Josué Sauveur s’avança. Il était seul, encerclé et abandonné de toute son équipe. Le temps additionnel allait être épuisé. Teufel Natash, le pilier adverse chercha à lui barrer la route par un tacle violent. Mais même la violence du coup n’empêcha pas la frappe de Sauveur. La balle entra avec une telle puissance que le goal adverse ne put l’arrêter.

    Josué Sauveur venait de marquer un but décisif, remportant définitivement la victoire pour toute son équipe.

     

    Pourquoi cette histoire ?

    Parce que Dieu nous a créés, nous les humains, et qu’il nous a placés dans la Création, afin que nous fassions rayonner sa gloire. Dieu a fait de nous ses représentants et nous a dotés d’intelligence et de conscience. Mais au lieu de le représenter fidèlement et de l’aimer, nous lui avons désobéi, lui avons tourné le dos. Nous sommes devenus incapables d’accomplir ce pourquoi nous avons été faits. Toute l’humanité pouvait attendre avec angoisse le jour du jugement, le jour où Dieu dirait aux hommes : « je viens te demander des comptes sur la manière dont tu m’as représenté ».

    La Bible est claire que tous les hommes ont échoués, même Abraham, même Moïse, même le roi David, et toutes les figures « saintes » de la Bible. L’humanité avait pris un trop mauvais pli depuis le début, pour que cela puisse se corriger.

    Mais Dieu est venu en Jésus, pour les siens, il remporté la victoire. Il l’a fait sous deux facettes :

     

    D’une part, il a enfin accompli la mission, car en tant qu’homme Jésus a mené la vie parfaite qui rend gloire à Dieu.

    D’autre part, il a subi dans sa chair la conséquence de notre désobéissance, il a reçu le châtiment qui nous donne la paix, comme annoncé par les prophètes :

    « Mais il était blessé pour nos péchés, Brisé pour nos iniquités; Le châtiment qui nous donne la paix est tombé sur lui, Et c’est par ses meurtrissures que nous sommes guéris. » (Esaïe chap 53)

    Ce faisant,  ceux qui croient en Jésus sont réconciliés avec Dieu, Dieu met en eux son Esprit, et Il les transforme afin de les rendre de plus en plus conforme à son image. Et Dieu ne les condamnera pas, car Jésus a déjà tout payé pour eux.

    Ainsi que Jésus lui-même l’a affirmé : « Celui qui croit en lui [au Christ] n’est point jugé; mais celui qui ne croit pas est déjà jugé, parce qu’il n’a pas cru au nom du Fils unique de Dieu. (Jean 3.18)

    Sache que Jésus est Vivant, il est ressuscité des morts et Il reviendra bientôt pour juger les vivants et les morts, car Dieu mettra bientôt un terme au Mal dans le monde et appellera tous les hommes à rendre compte de leur échec.

    Mais si tu fais de Jésus ton chef d’équipe, tu auras la joie de partager sa victoire.

    « Voici, je me tiens à la porte, et je frappe. Si quelqu’un entend ma voix et ouvre la porte, j’entrerai chez lui, je souperai avec lui, et lui avec moi. »

     

     

    Charles B.  Juillet 2018

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  • Jésus a-t-il affirmé qu’il était Dieu ?

     

    Pour plus de preuves, voir aussi cet article: Jésus est-il vraiment Dieu ?

    Par Thomas Hodapp

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  • Témoignage – Cécile : sauvée du sikhisme et du suicide par Jésus

    Mon premier contact avec le Christ  s’est produit il y a maintenant plus de 10 ans, à l’époque mon père qui triait les déchets dans une usine de recyclage m’apporta une bande-dessinée trouvée au boulot racontant la vie de Jésus. Il me la lança nonchalamment : « tiens, c’est Jésus », j’ai lu, j’ai cru. On ne m’avait jamais parlé de Dieu auparavant mais l’amour démontré par ce Jésus me toucha. Le seul modèle chrétien que j’avais était l’église Catholique, alors j’ai appris le Notre Père et je priais Dieu tous les soirs avant de me coucher, j’essayais d’être une gentille fille et je crois bien que c’est à cette époque aussi que j’ai arrêté de mordre mon grand frère…

    En grandissant je me suis attachée aux évangiles, mais seule, sans église (à l’époque je craignais mon père et ses remarques anticléricales), ma foi n’a pas survécu au collège. J’ai passé le lycée dans une forme d’indifférence spirituelle. Mais les questionnements existentiels étaient là et bien présents, ils me rattrapèrent à ma première année de fac avec ma première rencontre avec une musulmane. J’étais très attirée par cette foi si simple, j’ai lu une grande partie du Coran, puis je fus prise par une grande angoisse, celle de l’enfer, que faire de cette souffrance que me promettait Allah qu’on me présente comme miséricordieux ? Comment savoir si je suis pardonnée pour de vrai ? Pas de réponses. Quitte à aller en enfer autant vivre sa vie, non ? Ce fut ma décision, j’ai rejeté l’islam.

    Cet épisode réveilla ma soif de sens, je me suis alors tournée vers l’orient, alléchée par la réincarnation à laquelle je commençais peu à peu à adhérer, j’ai lu des articles sur le bouddhisme et l’hindouisme, systèmes que j’ai vite rejetés aussi, la présence du dieu créateur était pour moi non-négociable : dans le premier les hommes adorent un homme et dans l’autre des millions d’idoles. Puis j’ai découvert le Sikhisme (sikh signifie disciple en pendjabi), c’était à mon avis un système parfait qui combine la croyance en un dieu unique créateur à celle du karma et de la réincarnation. Selon les Sikhs, nous vivions en union avec Dieu avant d’en être séparés et de se retrouver enfermés dans nos corps, loin de la source. Le but de la vie humaine serait donc de revenir à Dieu à travers la méditation et les prières, le nom de Dieu (qu’on ne connaît pas !) y joue à la fois le rôle de clef spirituelle et de « brûleur de karma », bref…J’ai pratiqué la méditation pendant plus d’un an, me levant à l’aube tous les matins et me privant de viande. Puis un jour, en méditant, je suis entrée dans une sorte de transe, difficile à décrire mais ça s’est traduit par mon cœur qui s’est mis à battre très vite, à un point tel que j’en eu peur de mourir. Un bad trip mystique. Je n’ai plus jamais médité depuis.

    On nous décrit souvent la méditation comme un acte apaisant, ça n’a pas du tout était mon expérience, je dirais même plus, ça a amplifié mes problèmes. La méditation a créé une grosse frustration chez moi, j’avais bien compris qu’il serait difficile voire impossible d’atteindre le « mukti », la libération de mon âme, je me sentais impuissante et j’absorbais le mal autour de moi. A l’été entre ma deuxième et ma troisième année de fac, malgré l’amour et la réussite dans mes études, j’ai essayé de mettre fin à ma vie, ça faisait longtemps déjà que je pensais à la mort, mais moi qui me pensais trop lâche pour passer à l’acte je l’ai fait. La voiture allait vite, elle m’a percutée, j’ai roulé sur plusieurs mètres. Quelques secondes de flottement, je me relève, je n’avais presque rien, ni ma tête, ni mon dos n’avaient touché le sol. En rentrant chez moi j’ai compris que s’il y avait un dieu il ne voulait pas que je meure, en tout cas pas tout de suite, alors j’ai prié « Dieu, qui que tu sois, si t’existes vraiment alors montre-moi ta voie »

    Silence radio.

    Avance rapide. Troisième année de fac, janvier, début de mon séjour Erasmus en Ecosse. Pour une meilleure immersion linguistique je dormais chez l’habitant. Ma logeuse, une trentenaire très sympathique, me raconta un jour son enfance comment elle se faisait lyncher tous les jours sur le chemin de l’école car elle avait eu le malheur de naître dans une famille catholique…Ma réaction ne se fit pas attendre, « Les Chrétiens sont idiots ! Il faut être bien bête pour s’entre-tuer alors qu’ils ont le même Jésus, de toutes façons Dieu n’existe pas ou alors il s’en fout de nous (moi) »

    Le lendemain, alors que je sortais de la bibliothèque universitaire je rencontre… des chrétiens. Une jeune irlandaise me convie à un repas le soir même, j’acceptais après avoir une longue hésitation, l’appel de l’estomac (j’étais partie avec bien moins d’argent que la somme conseillée et ma bourse avait deux mois de retard) fut plus fort. La soirée commençait à 17h30 mais je me disais que j’allais juste venir pour le repas, en entrant dans l’église à 19h30 ils avaient déjà tous fini de manger. Ok bon je vais partir alors…Non, reste, je vais te chauffer une assiette, assieds-toi s’il te plaît ! En quelque minutes j’étais entourée de tout un groupe de personnes venues taper la discute et m’accompagner pendant que je finissais mon plat

    L’accueil, l’amour simple.

    Le vendredi de la même semaine je décide d’y retourner, histoire de retrouver ces chrétiens qui m’intriguaient, je me fais encore avoir sur l’horaire, décidément ils mangent tôt ces écossais ! Un peu déçue je ne revois aucun des chrétiens que j’avais vu l’avant-veille, puis débarque Emma après le repas. Tu viens avec nous dans l église voisine  boire un chocolat chaud ? Une telle offre ne se refuse pas. Arrivée dans la salle, j’ai ressenti cet amour que j’avais ressenti le premier soir mais au centuple. Une oratrice était venue parler de la vie trouvée en Jésus, elle a commenté un passage de l’évangile de Jean dans la bible (chapitre 4) puis à un moment donné, elle partagea ce verset

    « Et Jésus dit : Je suis le chemin, la vérité, la vie. Nul ne vient au Père que par moi » (Jean 14 :6)

    Je serai incapable de vous dire tout ce qui se passa dans ma tête les semaines qui suivirent, tout ce que je voulais c’était être avec les Chrétiens, apprendre à mieux les comprendre, lire les évangiles et entendre toujours plus parler de Jésus. J’étais touchée par leur amour, leur foi, leur confiance en la bible. Puis je me suis mise à chercher, cette bible est-ce qu’elle dit bien la vérité ? Allez ma vieille, fais travailler ton esprit critique, regarde ce que disent les autres (non-chrétiens). Je peux vous dire que dans mes recherche j’ai tellement était confrontée d’un côté aux arguments malhonnêtes des athées et autres musulmans et à l’humilité des chrétiens de l’autre, que je ne pouvais que conclure que pour l’instant je n’avais pas de raison de ne pas faire confiance en la bible (il sera toujours temps de me raviser si jamais on me confrontait avec des arguments de bonne foi que ma foi n’est basée que sur du vent).

    J’étais convaincue, j’avais enfin compris que ce verset cité plus haut était ma réponse, mais cependant je ne croyais pas. Tout ça c’était dans le cerveau, pas dans le cœur, alors compte tenu que ma première prière avait marché, j’ai décidé de prier à nouveau, cette fois pour que Dieu me donne la foi. J’ai eu ma réponse la nuit même dans un rêve : je me vois fauter et ressentir une culpabilité comme je n’en ai jamais ressenti auparavant (j’en ai encore des frissons) j’étais comme sondée, je me vois fuir et être jugée, condamnée, je me vois supplier pour sauver ma vie…je me réveille, libre.

    Je suis libre, j’ai trouvé, j’ai compris. J’ai mes réponses :

    Le pardon est disponible et certain pour tous ceux qui se repentent et mettent leur confiance en Jésus seul. Ce n’est pas par mes propres efforts que je peux rejoindre Dieu, mais il a marché sur terre, c’est Jésus encore lui, il a vaincu le mal et a porté à la croix mes péchés, et par la foi en son nom m’est offert la vie éternelle. Un peu moins de deux ans plus tard, je peux affirmer que je n’ai pas eu à revenir sur ma décision et que la bible est réellement fiable et digne de confiance. Le reste n’est que mensonge.

    Alors pourquoi chercher ailleurs ?

     

     

     

     

    De Cécile
    22 ans, actuellement équipière GBU

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  • Expériences de mort imminente: où trouver la vérité ?

    Comment peut-on savoir s’il y a vraiment quelque chose après la mort ? On entend parfois des histoires de personnes qui racontent leurs expériences. Alors qu’ils étaient à deux doigt de mourir – se trouvant souvent en réanimation à la suite d’un accident – des personnes ont vu un tunnel avec de la lumière au bout, parfois même ils ont discuté avec des êtres spirituels et ils ont revu des êtres chers disparus. Ces expériences sont communément appelées des Expériences de mort imminente (EMI) ou Near Death Experience (NDE) en anglais.

    Cancer, AVC, accident, attentat, la mort peut survenir pour de multiple raisons et à peu près à n’importe quel moment. La mort fait peur, et franchement il y a de quoi : la mort est inévitable. Elle nous arrivera tous à chacun.  La plupart des gens préfèrent éviter d’y penser et surtout ne pas en parler : c’est ce qui fait que la mort demeure un sujet tabou, bien plus encore que l’argent et le sexe. Lors d’un décès, beaucoup de gens, même ceux qui ne sont pas croyants sont amenés à dire des choses du type : « tu sais Mamie est dans un lieu meilleur maintenant, elle nous regarde, elle est avec nous ».  Mais est-ce pour autant vrai ?

    Des expériences qui ont beaucoup en commun…

    On retrouve très souvent cette histoire où l’esprit de la personne se détache de son corps, aperçoit un tunnel avec de la lumière, va au bout de ce tunnel et ressent alors un grand bien-être. La personne fait alors parfois une rencontre avec un être spirituel habillé en blanc. Cet être spirituel informe la personne que finalement le temps de sa mort n’est pas encore venue et qu’elle reviendra dans son corps et oubliera tout.

    Ces éléments principaux se retrouvent dans la grande majorité des expériences de mort imminente. Un point intéressant est que ces expériences ont été vécues par des gens très différents et ne se connaissant pas du tout les uns les autres, vivant dans des cultures très diverses et des milieux très différents. En ce sens, l’aspect quasi-universel de ces expériences semble affirmer leur fiabilité. En outre, après l’EMI, certaines personnes ont pu donner des détails normalement impossible à donner – par exemple sur ce qui s’est précisément déroulé dans la salle d’opération, alors même qu’ils étaient physiquement incapables à ce moment-là. Tout cela donne du fil à retordre à la compréhension matérialiste et naturaliste de la vie humaine qui est incapable de donner une explication cohérente de ces phénomènes. Relevons que ces expériences vont dans le sens de ce qu’affirme la Bible, qui dit que l’Homme est une créature à la fois physique et spirituelle.

    …mais qui sont irréconciliables entre elles

    Dès qu’on commence à creuser, on se rend compte que les choses sont beaucoup plus compliquées qu’il n’y paraît. Par exemple, quand on analyse ces expériences plus en détails, on se rend compte qu’elles n’ont pas du tout une vue unifiée. Les personnes qui reviennent d’une EMI avec le souvenir d’avoir vu, ressenti, entendu, ou discuté avec un ou plusieurs êtres spirituels rapportent des visions du monde qui vont vraiment dans tous les sens.

    En effet, certains sujets reviennent de cette expérience avec une conviction concernant telle ou telle « vérité » métaphysique. Il y a ceux qui se souviennent que des êtres spirituels leur ont parlé de réincarnation, d’autres qu’on leur a dit qu’il n’y avait certainement pas de réincarnation. Certaines personnes reviennent en disant qu’on leur a dit que l’enfer n’existait pas et que rien de ce qu’on a fait dans nos vies ne compte, tandis que beaucoup d’autres disent qu’on leur en a même fait faire la visite et que c’était un lieu horrible et chaud avec des flammes, d’autres un lieu terrible et froid. Certaines disent avoir ressenti la présence de Dieu et avoir parlé personnellement avec lui, d’autres reviennent en disant que le Dieu personnel n’existe pas mais disent avoir rencontré des êtres spirituels qui leur ont transmis des conceptions panthéistes.

    Relevons tout de même que la très grande majorité des EMI rapportent des éléments que la Bible a été la première – voire la seule – à affirmer : notamment concernant le fait que Dieu est Amour[1], ou encore les descriptions faites des anges[2], ou concernant l’existence d’une destinée différente dans l’Au-delà en fonction des choix de vie sur terre[3]. Beaucoup de personnes ont été ébranlées dans leur vision du monde par ces expériences et à leur retour dans la vie, et certaines parmi elles ont même données leur vie au Dieu Vivant, tel qu’il s’est révélé en Jésus-Christ.

    Mais comment vraiment savoir ? Enfer, absence d’enfer, Dieu personnel, dieu impersonnel, réincarnation, jugement à venir ? Tout existe ou presque dans les EMI. Alors comment s’y retrouver et à comment savoir à quels témoignages d’EMI on peut faire confiance ?

    Alors comment y comprendre quelque chose ?

    Car le plus gros problème c’est que si toutes ces expériences peuvent conforter chaque individu dans « sa vérité », elles ne disent rien de certain en soi sur La Vérité. Quelqu’un qui est panthéiste et qui ne veut pas croire qu’il existe un lieu de châtiment, trouvera des témoignages qui le confirment. Un catholique traditionaliste trouvera dans le lot des témoignages qui confirment ses croyances, idem pour un hindou, un bouddhiste ou un musulman etc… Et ceux qui sont athées prendront soin de faire remarquer toutes ces incohérences pour ne pas avoir à trop réfléchir à la réalité de ces expériences.

    Ainsi la plupart des gens choisiront de faire confiance aux témoignages qui les rassurent et qui vont le plus dans le sens qu’ils préfèreraient… au risque d’avoir à affronter la pleine vérité après le décès, ce qui peut impliquer une très mauvaise surprise. La vie et la mort, le sort dans l’Au-delà, l’Eternité, ce sont des sujets sérieux qu’il ne faut pas traiter à la légère. Se tromper sur ce sujet peut avoir des conséquences désastreuses, non seulement dans cette vie mais aussi pour la suite. Alors comment s’en sortir ? Ah, si seulement nous avions un éclairage sûr et digne de confiance qui puisse nous permettre de discerner le vrai du faux et auquel nous pourrions vraiment faire confiance…

    Mieux vaut être directement informé par Dieu

    Cela tombe bien, Dieu n’a pas voulu nous laisser dans l’ignorance concernant les choses du monde spirituel et de l’Au-delà. Dieu s’est fait connaître à travers une suite de prophéties et de récits relatant son intervention dans l’Histoire. La Bible est la collection inspirée de livres prophétiques inspirés par Dieu. Elle recueille la parole et le témoignage des prophètes et des disciples de Jésus qui ont parlé et écrit sous le Saint-Esprit, transmettant la parole du Seul Vrai Dieu. (Voir aussi : Pourquoi les chrétiens croient-ils que Dieu parle par la Bible ? )

    Sa fiabilité est assurée par les centaines de prophéties qui se sont accomplies, par l’incroyable unité et cohérence du message transmis au travers de genres littéraires, de langues, d’auteurs différents, dans un espace-temps de plus de deux millénaires. La véracité de la Bible est assurée par la mort expiatoire et la résurrection de Jésus-Christ, prophétisées par les prophètes anciens, et professées jusqu’au martyr de ses disciples et même par Paul de Tarse, qui d’abord ennemi de la foi en Jésus est devenu l’un des plus grands apôtres du Christ. (cf: Jésus ressuscité : un scientifique peut-il y croire ? )

    Il se trouve que la Parole de Dieu explique les raisons pour lesquelles on peut trouver toute cette troublante diversité d’expériences contradictoires. En fait, la Bible enseigne clairement que Dieu a fait les choses de façon à ce que tout la Vérité ne soit pas directement accessible à l’orgueil des hommes, sourds à la parole de Dieu.

    En ce temps-là, Jésus prit la parole, et dit: Je te loue, Père, Seigneur du ciel et de la terre, de ce que tu as caché ces choses aux sages et aux intelligents, et de ce que tu les as révélées aux enfants. Oui, Père, je te loue de ce que tu l’as voulu ainsi. (Matthieu 11 : 25-26) 

    Ou encore : Dieu résiste aux orgueilleux, mais il fait grâce aux humbles (Jacques 4 :6)

    De cette manière, la Vérité passe par la foi, foi accessible à tous, en particulier aux enfants. Tandis qu’elle est pratiquement impossible aux occultistes, aux spécialistes du paranormal, à ceux qui ne placent leur confiance qu’en leur intelligence et en leurs expériences.

    Maudit soit l’homme qui se confie dans l’homme, Qui prend la chair pour son appui, et qui détourne son cœur de l’Éternel! (Jérémie 17 :5)

    Quelques pistes d’explications

    Maintenant que nous avons vu la raison métaphysique, voici les raisons plus pratiques qui peuvent expliquer la multiplicité des EMI rapportées:

    D’une part, il y a une explication qui tient à la façon dont le corps humain est conçu: en effet, lorsqu’une personne meurt, son corps décharge de la Diméthyltryptamine (DMT), un puissant analgésique qui a aussi des effets hallucinatoires. Lorsque l’esprit d’une personne se réunit à nouveau à son corps, ce dernier est encore sous l’effet de la Diméthyltryptamine, ce qui peut avoir pour effet de brouiller les souvenirs de l’expérience encore récente et les mélanger à toutes sortes d’hallucinations. A la suite de cette expérience, il sera difficile de faire la part entre ce qui relevait de l’EMI proprement dite et des effets ultérieurs de la DMT lors de la réassociation de l’esprit à son corps.

    Il y a aussi une explication spirituelle, sur laquelle la Bible nous donne un éclairage. Quand, à la mort, la partie immatérielle d’une personne se détache de son corps, elle se retrouve à se mouvoir dans le monde spirituel[4]. Or, ce monde spirituel est une véritable jungle : beaucoup de créatures spirituelles qui cherchent à interagir avec les humains sont des anges déchus, qui n’ont pas d’autres objectifs que de détourner les hommes de Dieu et les entraîner plus loin dans leur révolte[5].

    Un phénomène qui peut nous intéresser ici est ce qu’on appelle scientifiquement le syndrome des « Faux souvenirs induits ». Dans un cadre de recherche médical, des expériences ont été conduites où des personnes ont été mis sous hypnose et on leur a suggéré un faux souvenir créé de toute pièce, puis ils ont été réveillés. Les sujets avaient intégrés les faux souvenirs, au point même où ils avaient un ressenti physique et sensoriel associé à leur souvenir. Quand on leur a dit que ce souvenir avait été implanté délibérément, ils n’arrivaient pas à l’accepter.

    Si des humains sont capables de faire de telles choses, alors à combien forte raison un « ange mal intentionné » – ce qu’on appelle communément un démon – peut induire à sa guise des visions, des sons, des sensations et des souvenirs chez un esprit humain privé de son corps, si cette personne n’est pas protégée par des anges envoyés par Dieu ou par son union au Saint-Esprit.

    Conclusion

    C’est pourquoi nous pouvons dire que Dieu n’a pas souhaité que l’homme puisse accéder directement à la Vérité à travers ces expériences. L’humanité doit chercher la voie du Salut en Dieu lui-même plutôt qu’en sa propre sagesse. Le chemin que Dieu a choisi c’est que l’Homme fasse directement confiance à Dieu, tel qu’il est révélé dans sa Parole, c’est à dire les Saintes-Ecritures. Celui qui croit en Jésus-Christ sera pardonné devant Dieu, et il sera avec Dieu pour l’éternité: c’est l’Evangile (voir aussi l’article: Quel est le message de la Bible ? )

    Ce que Dieu attend chez l’humain c’est qu’il ait foi en Lui, qu’il lui fasse confiance. Or celui qui se baserait sur ces expériences pour trouver sa vérité, ne croit pas, il « sait ». Il est un « gnostique » en quête d’expériences occultes et de savoirs cachés, mais il est comme un aveugle qui chemine sur un chemin semé de pièges.

    Comme le dit Pascal : « Dieu a fait qu’il y ait assez de lumière pour ceux qui désirent vraiment voir et assez d’obscurité pour ceux qui ne le veulent pas ».

     

     

    Charles Berger, Mai 2018

     

     

     

    [1] «  Bien-aimés, aimons nous les uns les autres; car l’amour est de Dieu, et quiconque aime est né de Dieu et connaît Dieu. Celui qui n’aime pas n’a pas connu Dieu, car Dieu est amour. L’amour de Dieu a été manifesté envers nous en ce que Dieu a envoyé son Fils unique dans le monde, afin que nous vivions par lui » (1 Jean 4 :7-9).

    [2] Dans la Bible les anges sont décrits sans ailes quand ils interagissent avec les humains, ils sont habillés en blancs et étincelants de lumière. Exemple en Luc 24 :4 « deux personnages vêtus d’habits étincelants se tinrent tout à coup devant elles…»

    [3] Ainsi la parabole de Lazare et du riche en Luc 16:19–30.

    [4] « …avant que la poussière retourne à la terre, comme elle y était, et que l’esprit retourne à Dieu qui l’a donné » (Ecclésiaste 12 :4).

    [5] « Et cela n’est pas étonnant, puisque Satan lui-même se déguise en ange de lumière. » (2 Corinthiens 11 :14)

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  • Jésus était-il un criminel pour mourir sur une croix ?

    Jésus tel qu’il était décrit dans les Evangiles semble avoir été un homme sage, pacifique, honnête et bon. Il a enseigné qu’il fallait aimer son prochain, il a appris à ses disciples à pardonner et à prendre soin des plus faibles. Jésus avait compassion de tous : que ce soit des collecteurs d’impôts, des officiers romains ou des prostituées.

    Jésus ne méritait pas cette mort

    En fait, les Evangiles sont vraiment des témoignages fiables issus du cercle des disciples qui ont réellement côtoyés Jésus. 
    Tous les éléments fournis dans les Evangiles donnent un portrait cohérent et véritable de qui était Jésus de Nazareth.

    Jésus a vécu sa vie terrestre dans une totale proximité avec Dieu et quand il parlait de Lui, il disait que Dieu était un comme un Père, prêt à pardonner quiconque revient à Lui sincèrement. Jésus enseignait que Dieu était plein d’amour, un Dieu juste qui regarde aux cœurs et non pas aux apparences.

    En fait, de tous les humains ayant marché sur terre, Jésus fut certainement celui qui a mené la vie la plus juste et la plus exemplaire qui soit.

    Pourtant, il fut condamné à l’une des pires morts imaginables: celle de la longue agonie et du supplice sur la croix. Le condamné était cloué par les poignets et les talons à une croix. Il mourrait d’une mort lente, par asphyxie, insolation et déshydratation.

    Dans l’Empire Romain, la mort par crucifixion était un sort réservé aux pires criminels de la société. Ce fut le cas par exemple d’esclaves s’étant révolté avec violence contre leur maître[1].

    Alors comment se fait–il que Jésus ait trouvé une mort si atroce ?

     

    C’est quoi un Messie ?

    Une part de la réponse vient du fait que Jésus a enseigné à tous qu’il était le Messie.

    Tout au long des Ecritures juives, il est ainsi question de Celui qui doit venir : les Juifs l’appellent le Machiach : c’est-à-dire le Messie ou le Christ – traduction en grec. Le Messie était une figure religieuse et politique centrale de la religion juive de l’époque. A l’origine cela renvoie à l’acte de verser de l’huile sur la tête d’une personne. Dans la Bible, trois types de gens reçoivent l’huile ainsi : le roi (qui règne par autorité divine), le prophète (qui représente Dieu auprès des hommes) et le grand-prêtre (qui représente les hommes auprès de Dieu).

    Le Messie qui doit venir sera donc Celui qui accomplira pleinement ces trois rôles à un niveau universel.

    Et selon les prophéties contenues dans la Torah, le livre révélé des Hébreux, le Messie serait un roi-prophète universel qui viendrait apporter le Royaume de Dieu et révéler le Dieu unique Yahvé à toutes les nations païennes.

     

    L’humanité agit en vulgaire brigand

    En effet, les prophéties concernant le Messie trouvent leur place dès le début de de la Bible. Notamment dans le livre de la Genèse où y est raconté comment les humains ont écouté Satan et ont cédé au désir de devenir leurs propres dieux. Ils se sont alors révoltés ouvertement contre Dieu, leur Maître et Créateur.

    Désormais coupés de Dieu, les hommes se mettront à propager le péché et l’injustice dans toute la création. Coupé de la source de la vie, les humains sont soumis à la mort, aux maladies, aux désordres cosmiques et à l’influence des entités démoniaques.

    Mais tout n’est pas perdu, car Dieu a maudit Satan et prophétisé sa défaite : un jour une femme aura un fils, et Celui-là viendra écraser Satan et délivrer l’humanité de l’emprise du Mal. Toutefois cette victoire aura un coût, le Fils de la femme sera mortellement blessé :

    Genèse 3 v. 15 « [alors Dieu annonça a Satan] Je mettrai inimitié entre toi et la femme, entre ta postérité et sa postérité : Celui-ci t’écrasera la tête, mais tu lui blesseras le talon. »

    Le Messie vient subir le châtiment de son peuple

    Tout au long des Ecritures Saintes, on en apprend plus sur ce Messie :

    En fait, on y apprend que sa mission sera de prendre sur Lui la condamnation des péchés afin de permettre à tous ceux qui se repentiront de leurs fautes en croyant en Dieu et au Messie, de trouver le pardon total.

    « Cependant, ce sont nos souffrances qu’il a portées,
    C’est de nos douleurs qu’il s’est chargé ;
    Et nous l’avons considéré comme puni,
    Frappé de Dieu, et humilié.
    Mais il était blessé pour nos péchés,
    Brisé pour nos iniquités ;
    Le châtiment qui nous donne la paix est tombé sur lui,
    Et c’est par ses meurtrissures que nous sommes guéris.
    Nous étions tous errants comme des brebis,
    Chacun suivait sa propre voie ;
    Et l’Éternel a fait retomber sur lui l’iniquité de nous tous. »

    (Esaïe 53: 4-6)

    Jésus, crucifié pour nous sauver

    Quand Jésus fut crucifié, il fut certes condamné par des autorités politiques et religieuses qui refusaient le fait qu’Il était le Messie : ce qu’il était pourtant vraiment. Mais en venant volontairement mourir sur une croix, Jésus est venu accomplir les promesses que Dieu avait faites : Il vient payer le prix de nos fautes et de nos révoltes envers Dieu afin de nous gagner le pardon.

    Jésus est venu mourir comme un brigand, pour les brigands que nous sommes.

    Quelque soit le poids de tes fautes et de tes péchés, si tu confies ta vie à Jésus, tu seras réconcilié avec Dieu et tu vivras éternellement.  L’un des deux brigands crucifiés aux côtés de Jésus reconnut Jésus comme son Seigneur et Sauveur:

    il dit à Jésus: « Souviens-toi de moi, quand tu viendras dans ton règne.

    Jésus lui répondit: En vérité, je te le dis aujourd’hui , tu seras avec moi dans le paradis. » (Luc 23:42-43)

     

    Charles Berger, mars 2018

     

     

    [1] Ainsi par exemple, la grande révolte dite de Spartacus, dans laquelle on vit les esclaves de la péninsule italienne se révolter, massacrer leurs anciens maîtres et piller leurs biens, se solda par la crucifixion de 6000 d’entre eux.

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  • Il a livré sa vie en échange de la sienne

    Il y a quelques heures, un horrible attentat a encore eu lieu dans notre pays. Là, c’est un petit supermarché de campagne qui en a été la cible.

    Nous pensons avec tristesse et compassion à ces personnes qui ont perdu la vie sans raison, ainsi qu’à tous leurs proches.

    Cet évènement tragique, comme les précédents, nous rappelle que derrière la routine des journées qui se ressemblent, la mort peut survenir n’importe quand. Ici ce fut le cas de paisibles clients et employés de supermarché qui vivaient leur quotidien. Quatre morts. Tout se passait comme d’habitude quand la vie s’est interrompue de façon brutale. Ces gens croyaient vivre en paix, en bonne entente avec tous leurs voisins, jusqu’à ce qu’ils découvrent avec horreur qu’ils avaient un ennemi mortel plein de haine prêt à tout pour les voir mourir.

    Mais cette fois-ci, les forces de la haine et de la violence aveugle n’ont pas eu le dernier mot. Sans-doute inspiré par ses convictions chrétiennes[1], un officier de gendarmerie a volontairement livré sa vie entre les mains du terroriste pour sauver celle d’une complète inconnue. Son geste héroïque a remporté une victoire. En surenchérissant dans le sacrifice, Arnaud Beltrame a privé son assassin de la gloire qu’il revendiquait.

    Son geste a démontré que le véritable héros n’est pas celui qui cherche la gloire et un paradis charnel en tuant des gens désarmés, mais celui qui, de façon désintéressée, donne sa vie pour les sauver.

    Cette femme en valait-elle le coup ? Méritait-elle qu’un officier dans la fleur de l’âge, fraichement marié, échange sa vie pour la sienne ?

    Sans doute pas. Ce qui est sûr c’est que si cette femme mesure à quel prix elle vit encore, sa vie ne sera jamais plus la même.

    Une guerre plus terrible encore, un échange encore plus grand

    Le geste héroïque et glorieux du lieutenant-colonel Beltrame est le reflet à sa façon d’un geste plus beau : celui d’un héros encore plus grand. Il s’agit de Jésus le Roi, le Créateur de l’univers, le Seigneur de gloire, livré à la croix en rançon pour la multitude.

    « Car, lorsque nous étions encore sans force, Christ, au temps marqué, est mort pour des impies. A peine mourrait-on pour un juste ; quelqu’un peut-être mourait-il pour un homme de bien. Mais Dieu prouve son amour envers nous, en ce que, lorsque nous étions encore des pécheurs, Christ est mort pour nous. » (Romains 5:6-8)

    En effet, que vous le sachiez ou que vous l’ignoriez, vous êtes pourtant en pleine guerre : votre adversaire le diable[2] souhaite votre mort spirituelle. Satan s’est révolté contre Dieu, il a entraîné l’humanité avec lui. Sachez donc que vous êtes pris en otage. Satan le fait en vous conservant sous l’emprise de la mort et du péché auquel vous êtes asservi. Il vous tue par des mensonges en vous associant toujours plus dans sa rébellion contre Dieu et il vous mènera à votre perte. Perte inéluctable car le Royaume de Dieu s’est approché et le temps du jour du jugement vient où Dieu châtiera Satan et jugera les êtres célestes déchus et tous les humains, morts et vivants.

    Mais Dieu nous aime, et par amour Il est venu s’incarner afin de nous racheter en se livrant en rançon à la croix à la place de tous ceux qui croiront en Lui. C’est ce qu’expliqua Jésus lui-même :

    « C’est ainsi que le Fils de l’homme est venu, non pour être servi, mais pour servir et donner sa vie comme la rançon pour la multitude. » (Evangile selon Matthieu 20 :28)

    Vivre une vie transformée par l’amour reçu et la grâce

    Compte tenu de ce qu’il s’est passé, il serait juste que vie de cette femme change en bien pour toutes les années qui lui restent à vivre.

    Si la vie de cette femme ne peut rester la même, à combien plus forte raison l’héroïque geste d’abaissement de Dieu le Fils jusqu’à la mort sur la Croix doit amorcer un changement encore plus grand dans notre vie à chacun.

    Allons-nous continuer à l’ignorer, Lui qui s’est livré pour nous racheter à la croix ? Continuerons-nous à vivre selon l’esprit de rébellion de ce monde et selon nos propres désirs mauvais ? Continuerons-nous à vivre égoïstement focalisé sur nos petits désirs minables ou nous tournerons nous vers la source de l’Amour pour vivre pour Lui ? Dieu a promis que tous ceux qui engageront leur confiance et leur obéissance en Jésus-Christ seront sauvés[3]. Ceux qui croient en Jésus et se repentent de leur péché reçoivent alors le Saint-Esprit qui vient guérir leur cœur gangréné par le péché.

    Alors, le chrétien apprend à trouver sa joie et sa paix en Dieu, et par l’Esprit Saint il trouve plaisir à vivre pour Dieu et pour son prochain.

    « Nous avons connu l’Amour, en ce qu’Il a donné sa vie pour nous ; nous aussi, nous devons donner notre vie pour les frères. » (1 Jean 3 :16)

    Ainsi, Dieu a révélé sa justice à venir mais aussi son amour présent envers chacun d’entre nous en voulant nous sauver de la colère qui vient sur ce monde déchu et pervers. Ainsi vous pourrez dire avec l’apôtre Paul :
    « J’ai été crucifié avec Christ ; et si je vis, ce n’est plus moi qui vis, c’est Christ qui vit en moi ; si je vis maintenant dans la chair, je vis dans la foi au Fils de Dieu, qui m’a aimé et qui s’est livré lui-même pour moi. » (Galates 2 :20)

    Maintenant, si vous entendez sa voix, n’endurcissez pas votre cœur.

     

    Charles Berger, Mars 2018

     

    [1] Jean 15 :12-13 : « C’est ici mon commandement : Aimez-vous les uns les autres, comme je vous ai aimés. Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis. »

    [2] 1 Pierre 5 :8: « Votre adversaire, le diable, rôde comme un lion rugissant, cherchant qui il dévorera. »

    [3] Jean 3 :16 « Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique afin que quiconque croit en Lui ne périsse point mais qu’il ait la vie éternelle ».

     

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Page mise à jour le 06/10/2018